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sept 25

l’Auberge d’hier et d’aujourd’hui

« il y aura toujours des hôtels, mais des auberges?… » Amédée Achard

 

C’est là seulement qu’on retrouve la profonde cheminée où brule un chêne, où toute la population du logis, pêle-mêle, se chauffe de compagnie. Un tournebroche gigantesque, tout chargé de volailles et de pièces de viande, fonctionne devant le feu. Tout ce monde qui se rencontre par hasard, et qui se séparera le lendemain, cause, rit, fume dans la bonne camaraderie du coin du feu.

L’auberge est avec l’église, le seul bâtiment qui donne de la physionomie au village.

Que serait le bourg sans elle?…une visage sans yeux?..l’auberge est une école mutuelle où l’enseignement se fait par l’action…l’auberge est le club du village.

L’Auberge de la Fontaine véhicule la réputation de bien être héritée d’un passé séculaire où il faisait bon vivre.

L’Auberge de la Fontaine figure un genre d’hôtellerie traditionnelle, à l’ancienne.

Nos clients la voient comme un lieu d’étape tranquille, sinon familial, du moins plus intime où l’on peut s’attabler à loisir et plonger dans un lit douillet. Elle est ce gîte sur la route des vacances, cette halte au midi d’une virée touristique.

On aime a voir par les fenêtres les enfants qui jouent dans l’eau de la fontaine, les frondaisons des muriers platanes, à n’y tolérer que la rumeur des jets d’eaux ou le ramage des oiseaux.L’auberge de la fontaine est un véritable lieu d’accueil, de repos, soit qu’on reste a séjourner, soit qu’on reparte après un copieux petit déjeuner.

C’est dans notre salle à manger rustique, chevrons de vieux chêne, larges baies, petits carreaux, passementeries bourgeoises, rideaux de bonne femme provençale, fauteuils élégants, c’est là que se dit la messe basse de l’auberge au rythme battant de la porte de cuisine.

Car’ si l’auberge à un grand cœur hospitalier, elle se doit d’avoir encore un plus vaste estomac. On Y mange parbleu, à la façon gastronomique.

Les menus s’y font l’écho des plus nobles terroirs et des produits issus de l’agriculture biologique. Soupe au Pistou, Aïoli maison, Bourride provençale, foi gras poêlé…

Ainsi l’auberge, cet antre joyeux, enfumé, aviné, voire encanaillé de jadis c’est bien peu civilisé.